Création de site internet pour paysagiste dans le Vaucluse
Le site que vous parcourez a été conçu par Ozymandias Agency pour un artisan paysagiste installé à Lapalud. Cette page explique ce qui a été observé avant de l’écrire, ce qui en a été déduit, et pourquoi ces choix-là plutôt que d’autres.
Ce que l’audit a montré avant la première ligne de code
Un site d’artisan ne se conçoit pas à partir d’un modèle, mais à partir de la façon dont le téléphone sonne.
PJ Espaces Verts, c’est une entreprise individuelle : une personne, un véhicule, un numéro de téléphone. Aucun commercial, aucune équipe d’astreinte, aucun budget publicitaire. Chaque euro de chiffre d’affaires part d’un appel ou d’un formulaire rempli un dimanche soir par quelqu’un qui vient de regarder son cyprès de trop près. Le site n’avait donc pas à être une vitrine : il avait à être l’endroit où cette décision se prend.
La deuxième observation tenait à la géographie. Lapalud est posée à la jonction de quatre départements — Vaucluse, Drôme, Gard, Ardèche — et les trente kilomètres alentour couvrent vingt-huit communes réparties sur les deux rives du Rhône. Quelqu’un à Bourg-Saint-Andéol ne cherche pas dans les mêmes termes que quelqu’un à Orange, et ne se pose pas les mêmes questions : l’un a un terrain en terrasses et un accès étroit, l’autre un platane de centre-ville et un arrêté municipal. Une page unique intitulée « zone d’intervention » n’aurait répondu ni à l’un ni à l’autre.
Le relevé des résultats de recherche du secteur a donné la troisième observation, et c’est celle qui a le plus pesé. Les concurrents les mieux placés publient tous le même gabarit, avec le nom de la commune remplacé d’une page à l’autre — parfois cent soixante-huit pages issues du croisement mécanique de six prestations et de vingt-huit communes. Aucun de ces jeux de pages ne ressortait sur les requêtes qu’il visait. Le volume n’était pas leur problème ; c’était leur ressemblance.
Ce constat a été vérifié sur nos propres brouillons plutôt que supposé. En comparant chaque page à ses sœurs par empreintes de cinq mots, les premières pages de commune ne portaient que trente-sept à quarante-neuf pour cent de contenu qu’elles étaient seules à dire — alors qu’elles dépassaient toutes les deux mille mots. La suite du travail a donc porté sur l’unicité et non sur la longueur : chaque page de commune parle du trajet, de la nature des sols, de la réglementation locale et des essences qu’on y rencontre, et laisse la technique, la saison et le prix à la page de prestation dont c’est le sujet.
Ce que cela a donné, poste par poste
Tout ce qui suit se vérifie sur les pages que vous venez de parcourir.
La structure
Quarante-cinq pages, deux langues, et aucune page orpheline. Chaque prestation renvoie aux communes où elle se pratique, chaque commune renvoie aux prestations qu’on y demande, et les deux remontent vers leur page de rubrique. Un visiteur arrivé sur la taille de haie à Bollène atteint n’importe quelle autre page du site en deux clics — et un robot d’exploration aussi, ce qui revient au même.
Le dessin
La direction artistique ne sort pas d’une bibliothèque de modèles. Le vert profond et l’ocre sont ceux du massif et de la terre du secteur, le logo est un coup de pinceau et non un pictogramme, et les séparations entre sections sont des feuillages tracés en géométrie, jamais deux fois les mêmes. Aucune photo d’agence : les chantiers montrés sont les siens.
La lecture
Le formulaire de devis se trouve immédiatement sous le titre de chaque page, parce qu’une part importante des visites d’un site d’artisan se termine avant le premier défilement. Les champs de saisie sont dimensionnés pour qu’un iPhone ne zoome pas dessus, les zones cliquables tiennent sous un pouce, et les questions fréquentes s’ouvrent sans une ligne de JavaScript.
La visibilité locale
Le nom, l’adresse et le numéro sont rigoureusement identiques d’une page à l’autre, parce qu’un chiffre qui varie d’un endroit à l’autre est précisément ce qui empêche une fiche locale de se consolider. Le balisage déclare l’entreprise, ses prestations, son secteur et ses questions fréquentes dans le format que lisent les moteurs, et le plan de site annonce les deux langues page par page.
La conversion
Une seule promesse, tenue partout : le devis est gratuit, le déplacement aussi. Le numéro reste atteignable en haut de l’écran du début à la fin. Et aucune note moyenne n’est balisée artificiellement — les avis affichés sont ceux de la fiche Google, avec le lien pour aller les lire là où ils ont été déposés.
Ce qui n’y est pas
Ni bandeau de cookies, ni traceur publicitaire, ni carte Google intégrée — cette dernière coûte près d’un mégaoctet et pose des cookies tiers pour afficher un plan qui ne change jamais. La carte du secteur est dessinée dans la page. À la mesure, la plus grande image de l’accueil est peinte en sept dixièmes de seconde, et rien ne se déplace pendant le chargement.
Aucun de ces choix ne vaut pour tous les sites. Ils valent pour celui-ci, parce qu’ils sortent de ce métier, de ce secteur et de cette façon de travailler.
Les métiers avec lesquels l’agence travaille
Des activités qui se vendent dans un rayon, pas sur un catalogue.
Ozymandias Agency travaille avec des indépendants et de très petites entreprises dont l’activité se joue sur un territoire précis : des artisans du bâtiment, des services à la personne, du transport de personnes. Sa fiche publique sur l’annuaire de France Num en donne la liste — un couvreur en Seine-Saint-Denis, un autre en Moselle, un troisième à Rennes, un service d’aide à domicile dans l’agglomération grenobloise, plusieurs chauffeurs à Paris et sur la Côte d’Azur.
Ces métiers n’ont rien en commun sur le terrain et tout en commun en ligne. Ils vendent une intervention et non un produit ; ils la vendent dans un rayon qui se compte en kilomètres ; et la décision se prend en quelques minutes, le plus souvent depuis un téléphone, à partir de trois questions : est-ce qu’il vient jusque chez moi, est-ce qu’il sait faire exactement ça, et combien cela coûte. Un site qui répond aux trois avant le premier défilement travaille. Les autres servent de carte de visite.
Ce qu’ils partagent
Une zone, pas un pays
Le chiffre d’affaires vient d’un rayon de vingt à cinquante kilomètres. La visibilité qui compte est celle de ce rayon-là, commune par commune — un classement national ne rapporterait pas un devis de plus.
Un appel, pas un panier
Il n’y a rien à mettre dans un panier : il y a un devis à déclencher. Toute la page se construit autour de ce geste unique, et tout ce qui le retarde lui coûte quelque chose.
Une personne, pas un service client
Celui qui répond au téléphone est celui qui viendra. Le site doit donc dire qui c’est, ce qu’il fait lui-même et ce qu’il ne fait pas — c’est la seule chose qu’un concurrent ne peut pas recopier.
Une agence référencée par France Num
Le seul repère qu’un artisan peut vérifier avant de signer quoi que ce soit.
France Num est le dispositif d’accompagnement à la transformation numérique des TPE et PME porté par la direction générale des Entreprises. Son annuaire recense les professionnels du numérique — publics, privés ou associatifs — en mesure d’accompagner ces entreprises : ce sont les Activateurs France Num.
Le référencement n’y est pas déclaratif. Chaque structure qui le demande fait l’objet d’un contrôle de la direction générale des Entreprises, signe une charte d’engagement, et s’engage à offrir un premier rendez-vous gratuit aux entreprises qui la contactent depuis le site du dispositif. Pour un artisan qui n’a aucun moyen d’évaluer un prestataire du numérique avant de travailler avec lui, c’est un des rares repères consultables en amont — et il se vérifie en une page.
La fiche d’Ozymandias Agency y est publique et tenue à jour. Ce qui suit en est repris tel quel, plutôt que réécrit ici.
Ce que dit la fiche
- Statut
- Activateur France Num
- Type de structure
- Agence de communication et marketing, privée
- Domaines référencés
- Site web · Référencement
- Localisation
- Évreux (27), Normandie
- Périmètre d’intervention
- France
- Création
- 10 mai 2019
Si ce site ressemble à ce qu’il vous faut
Ozymandias Agency conçoit ce type de site pour des artisans et des indépendants, dans d’autres métiers et d’autres départements. La conception est prise en charge par l’agence et un abonnement mensuel couvre l’hébergement, la maintenance et le suivi du référencement ; les conditions exactes sont publiées sur son site, et le premier rendez-vous est gratuit pour qui la contacte depuis l’annuaire de France Num. Il n’y a rien à demander ici : cette page-ci appartient à PJ Espaces Verts, et c’est Josué Poulain qu’on y joint.
Ozymandias Agency — ozymandias.agency
Questions fréquentes sur le site d’un paysagiste
Celles que Josué Poulain a posées avant de commencer, et celles que posent les artisans qui découvrent ce site.
Pourquoi un paysagiste aurait-il besoin d’un site, puisqu’il a déjà une fiche Google ?
La fiche Google répond à « qui, où, quel numéro ». Elle ne répond ni à « est-ce qu’il sait démonter un platane au-dessus d’une toiture », ni à « est-ce qu’il monte jusqu’à Bourg-Saint-Andéol », ni à « qu’est-ce que la loi m’oblige exactement à débroussailler ». Ce sont pourtant ces questions-là qui décident qu’on appelle un artisan plutôt qu’un autre. Les deux ne se remplacent pas : la fiche amène, le site convainc, et chacun renforce l’autre à condition que le nom, l’adresse et le numéro y soient strictement identiques.
Faut-il une page par commune desservie ?
Non, et c’est l’erreur la plus répandue du secteur. Vingt-huit communes multipliées par six prestations donnent cent soixante-huit pages qui ne diffèrent que par un nom de ville, et un jeu de pages qui se ressemblent à ce point finit par n’en voir qu’une seule indexée. Ce site en porte six, choisies sur la recherche réelle et sur ce qu’il y avait à en dire : le trajet, la nature des sols, la réglementation communale, les essences qu’on y rencontre. Six pages qu’on est seul à pouvoir écrire valent mieux que cent soixante-huit qu’un concurrent produit en une après-midi.
Combien de temps demande un site de cette taille ?
L’agence annonce une livraison en sept jours ouvrés, et c’est l’ordre de grandeur. L’essentiel du délai n’est d’ailleurs pas technique : il tient à ce que le client doit fournir — les photos de ses propres chantiers, ses unités de facturation, son numéro de SIRET, ce qu’il accepte de faire et ce qu’il refuse. Un échange d’une trentaine de minutes suffit à cadrer le projet, une maquette suit en quelques jours, et elle s’ajuste avant la mise en ligne.
Qu’est-ce que l’artisan a à faire une fois le site en ligne ?
Rien d’obligatoire. Ces pages sont produites à l’avance et servies telles quelles : il n’y a pas d’espace d’administration à tenir à jour, pas d’extension à corriger dans l’urgence, et rien qui tombe en panne un samedi de juillet. Les évolutions de contenu — une prestation qui s’ajoute, un chantier à montrer, une unité de prix qui bouge — passent par l’agence, et c’est précisément ce que couvre l’abonnement mensuel.
Peut-on afficher ses avis clients sous forme d’étoiles dans les résultats de recherche ?
Techniquement oui, et il ne faut pas. Baliser sur son propre site la note moyenne que l’on s’attribue pour obtenir des étoiles dans les résultats relève de ce que Google appelle les avis auto-déclarés, explicitement exclus de ses résultats enrichis. Ce site affiche donc les avis réels de la fiche Google, avec le lien pour aller les lire là où ils ont été déposés — ce qui est à la fois honnête et plus convaincant qu’une moyenne que l’on s’est donnée à soi-même.
Cette façon de faire vaut-elle pour un couvreur, un plombier ou un service à la personne ?
Oui, et les références publiques de l’agence le montrent : des couvreurs en Seine-Saint-Denis, en Moselle et en Ille-et-Vilaine, un service d’aide à domicile près de Grenoble. La méthode ne change pas — on part du métier, du rayon d’intervention et de la question que se pose réellement celui qui cherche. Ce qui change, ce sont les réponses, et c’est exactement pour cela qu’un site d’artisan ne se décalque pas d’un autre.
